Archives de
Catégorie : Kobudo

鯉口, la gueule de la carpe

鯉口, la gueule de la carpe

鯉口 prononcé koikuchi désigne la gueule de la carpe.

Si vous avez l’occasion de visiter un jardin japonais, il devrait y avoir un bassin où s’ébattent ces poissons vénérés des nippons. Dès que les koi aperçoivent un individu au bord de la mare, elles s’approchent la gueule hors de l’eau quémandant un petit quelque chose à avaler.

鯉口, c’est également l’ouverture du fourreau par où passe la lame du katana du samurai.

Les 鯉口 avaleraient n’importe quoi! J’en veux pour preuve cette vidéo… authentique et sûrement d’époque!

Extrait de l’émission “志村けんの大丈夫だぁ” (SHIMURA Ken no Daijôbuda). SHIMURA Ken humoriste japonais qui est décédé récemment du Covid-19. C’était mon hommage à l’homme et aux pratiquants de Kôbudô.
Entraînons-nous en attendant une possible reprise en septembre

Entraînons-nous en attendant une possible reprise en septembre

En ce moment, bien que forcé à cause du COVID, c’est le moment de faire une pause. Mais une pause de pratique avec nos partenaires seulement.

Cela ne doit pas nous empêcher de pratiquer les autres aspects de notre discipline. Nous pouvons en effet travailler le iai, regarder des vidéos pour apprendre de nos aînés ou d’autres pratiquants, retravailler nos bases.

Il est essentiel de travailler ses bases, même si souvent une partie de nous rechigne à le faire. On pourrait se dire, tu vaux mieux que cela, ou c’est trop simple. Mais c’est la simplicité qui est extrêmement dure. Apprendre des trames est relativement facile mais découvrir les possibilités qu’elles proposent, s’ouvrir à soi-même, cultiver son humilité ne l’est pas. Souvent en pensant “maîtriser” quelque chose c’est là où on se ferme à l’apprentissage.

Donc je pense qu’il ne faut pas se dire que nous perdons en trame, ou à ne pas grandir au contact des autres, mais plutôt travailler à diminuer nos défauts, augmenter nos connaissances afin d’être à même de mieux nous apporter les uns les autres.

Prenez soin de vous de vos proches

Stage de kobudo KATORI SHINTO RYU

Stage de kobudo KATORI SHINTO RYU

Ce stage, qui s’est déroulé les 19 et 20 octobre 2019 au Dojo de NOVILLARS (25), était dirigé par Lionel OUDART Sensei. Il a permit à nombre d’entre nous, et notamment aux plus investis dans la pratique de revenir au ‘ fond’ sans lequel la forme peut devenir n’importe quoi.

Le fond et la forme sont deux choses complémentaires. Le fond est une priorité pour ne pas ” déformer ‘ le contenu de l’enseignement de l’école. Difficile car plus on avance dans la pratique plus la forme aurait tendance à prendre une plus grande place voir même à éclipser le fond.

Notre égo se manifeste sans cesse et nous faire perdre nos repères. Ce n’est pas parce que je sait rouler à grande vitesse sur un circuit dévolu à celle ci que je peux faire exactement la même chose en ville! Cependant rien ne nous empêche de pratiquer la forme en gardant le fond histoire de ne pas être trop ‘ formater’ et surtout pour contenter notre damné égo!

Se souvenir que la vitesse est la cerise sur le gâteau mais que pour réussir ma technique sous cet aspect il me faudra posséder le fond au risque d’être inopérant avec le tranchant du sabre.

Formation des futurs juges pour les passages de grade

Formation des futurs juges pour les passages de grade

Dimanche 24 février kobugeisha et bugeisha se sont retrouvés au hombu dojo de l’Académie Indépendante de Recherche en Bujutsu de GRANDFONTAINE (25) pour la première partie d’une formation destinée aux futurs juges siégeant aux examens des passages de grades. Il est évident que lorsque l’on est amené à porter un jugement sur des présentations techniques il faut être certain que celui-ci correspond à un modèle standard utilisé par tous les pratiquants de l’école. Aussi est-il bon après quelques années de pratique, au cours desquelles la forme prendrait le pas sur le fond, de revenir justement aux fondamentaux. Après tout un kajo (kata) n’est qu’une compilation de frappes et de ‘gardes’, avec un bokken ou un sabre, auxquelles viennent s’ajouter d’autres techniques corporelles et mentales. Apprenez la technique et oubliez-la disent les maîtres japonais. Manière de dire qu’après quelques années de pratique assidue l’on devient la technique elle-même. Rien n’empêche cependant aux plus anciens de revenir aux bases de cette même technique. Après tout ‘Shoshin’ n’est-il pas l’esprit du débutant!